Il existe des bibliothèques que personne n’a jamais cataloguées.
Des livres copiés à la lueur d’une bougie dans des scriptoriums oubliés, des bestiaires où serpents et licornes se côtoient avec le sérieux de l’évidence, des traités de feux grégeois et de poudres de sympathie écrits par des hommes qui croyaient, sincèrement, tenir le monde par une formule. Ces textes n’ont pas disparu. Ils attendent, dans les marges, que quelqu’un prenne la peine de les regarder vraiment.
Village of Strange est né de cette attention-là.
Qui est derrière le Village ?
Je m’appelle James.
Documentaliste de métier, j’ai passé des années à apprendre l’art de trouver ce que les autres ont cessé de chercher. Ma spécialité universitaire est le Nouveau Roman — et plus particulièrement l’œuvre de Claude Simon, cet écrivain qui a compris mieux que quiconque que le temps ne s’écoule pas : il se stratifie, se répète, se déforme. Une leçon que l’imaginaire médiéval connaissait déjà, à sa façon.
Je suis aussi compositeur. La musique, comme le manuscrit enluminé, est une architecture invisible — quelque chose qui prend forme dans le silence entre les signes. Village of Strange accueillera progressivement cette dimension : des pages où texte, image et son se répondent, parce que séparer ces langages me paraît une convention récente et un peu triste.
Je suis également l’auteur de récits et de poèmes, et le créateur de Wallango — un autre territoire, une autre façon d’habiter les mots.
Ce que ce site n’est pas
Ce n’est pas une encyclopédie. Il en existe d’excellentes.
Ce n’est pas non plus un cours d’histoire médiévale, bien que la rigueur documentaire soit une exigence que je prends au sérieux — je suis documentaliste, après tout.
C’est plutôt un cabinet de curiosités en mouvement : un endroit où le Basilic croise le manuscrit d’alchimie, où l’évêque de mer nage dans les eaux troubles entre la science et la légende, où les marins qui ont inventé le Nouveau Monde ont autant d’importance pour leurs monstres que pour leurs routes.
Le Village de l’Étrange s’intéresse à ce que l’imaginaire révèle sur ceux qui l’ont produit — et, inévitablement, sur nous.
Rejoindre le Village
Si vous pensez que les livres ont une mémoire, que les créatures des bestiaires médiévaux méritaient mieux que l’oubli, et que la frontière entre la science et la sorcellerie a toujours été plus poreuse qu’on ne le dit — alors vous êtes ici chez vous.
La newsletter est le cœur battant du Village : un voyage régulier dans les marges de l’histoire, les enluminures improbables et les textes que personne ne lit plus.
Laissez-vous égarer.
— James