Techniques de restauration

Restauration numérique :

Une bonne restauration est respectueuse des œuvres originales. Nous nous efforçons de conserver l’esprit initial en étant le plus fidèle possibles aux couleurs et aux teintes des papiers de l’époque. A titre d’exemple, lorsque nous constatons des papiers jaunis ou trop abimés nous appliquons des techniques de correction numériques qui permettent de gommer certaines taches tout en conservant la couleur du support afin de ne pas dénaturer l’œuvre.

Raviver les couleurs

Suppression de tâches et griffures

Restauration et recherche cartographiques

Les cartes anciennes demandent une attention toute particulière notamment concernant le travail d’identification des documents et leur contextualisation. A titre d’exemple, cette carte de Sebastian Munster, l’une des premières à représenter le continent Africain au XVe siècle présente un cartouche en latin qu’il s’agit de traduire.

Sebastian Münster, Cosmographia Universalis, 1554. Carte de l’Afrique

Traduction du cartouche

Depuis la Lusitanie jusqu’à Calechut (Calicut), sa possession en Orient, on descend par la mer en faisant le trajet suivant :

Le long de la côte occidentale de la Maurétanie et de la Gétulie, poussé par le Notus (vent du Sud), on descend vers le Cap Vert, appelé autrefois Cap Experia, où se visitent les îles Hespérides. Une fois passé l’Ethiopie, se présente le cap sud, qui est le Cap de Bonne Espérance, et ce dernier dépasse de neuf degrés le Tropique de l’Hiver. Peu après la terre dessine une courbe qu’on longe pour atteindre le Cap Prassum que Ptolémée a considéré comme l’extrémité sud du monde : il a nommé « terra incognita » (terre inconnue) la région qui s’étend au-delà. Après, le trajet mène au pays des Troglodytes où se trouvent les mines d’or de Zaphala, déjà connues des Romains. De là, après avoir dépassé le royaume de Melinda, par le golfe de Barbarie on arrive à l’Océan Indien et enfin à la ville de Calechut.